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  • Montage de l’arc 3
    Montage de l’arc 3

Les étapes de la construction

Un Village provisoire

A Garabit, lieudit éloigné d’environ 6 km du bourg le plus proche, les premiers travaux consistent à installer un village provisoire nécessaire à la vie des ouvriers et de leurs familles sur place.
400 ouvriers travailleront sur ce chantier !!
Il faut donc construire des dortoirs, cantines ainsi que des bureaux pour les services techniques, des écuries pour les chevaux et les bœufs, des magasins pour mettre à l’abri de la pluie les matériaux tels que le ciment, la chaux, les cordages.

Un pont de service provisoire :
On construit ensuite un pont de service en charpenteà 33 mètres au-dessus du fond de la vallée.

La construction des piliers  :
Il fallut d’abord deux ans pour construire les soubassements des cinq piles métalliques. Ensuite, en août 1882 débute la construction des piles
dont les plus hautes mesurent 60 mètres.
La Première, côté Marvejols, est montée en 19 jours, la suivante en 46 jours, la troisème en 68 jours, la quatrième en 102 jours et la dernière côté Saint-Flour en 100 jours.

La construction du tablier :
Simultanément sont assemblés les premiers panneaux des travées du tablier. L’opération consiste à construire ce tablier en tout ou partie et à le glisser sur des rouleaux ou des galets jusqu’à la rencontre des piles. En 164 jours, le tablier côté Marvejols (282 mètres) est monté par 35 ouvriers et le tablier côté Saint-Flour (103 mètres) se pose en 60 jours.

A chaque coup de levier, on obtient en moyenne un avancement de 11 centimètre, soit, à raison de 75 coups de levier par heure, une progression de 8, 25 mètres par jour. Les deux tabliers sont ainsi amenés en porte-à-faux, de part et d’autre des deux grands piles.

Cet exploit aura un juste retentissement qui donnera une renommée internationale à Eiffel et sa société.

L’équipe des ingénieurs sur le chantier

La mise en place de l’arc :

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Le 24 juin 1883, le montage de l’arche commence. La progression se fait simultanément des deux côtés de l’arc, les deux portions opposées s’élançant en même temps à la rencontre l’une de l’autre. Celle-ci a lieu le 26 avril 1884.


Engins de levages

Un cortège de pierre et de fer :

Les 20 000 m3 de granit blanc des fondations des culées et les 3 000 tonnes de fer furent acheminés jusqu’à Garabit par des chevaux et des boeufs. Les matériaux arrivaient au pied des échafaudages sur de petits chariots à deux roues basses, traînés par des bœufs. La Truyère fournissait le sable et l’eau. Cette dernière était puisée par l’intermédiaire d’une machine à vapeur installée sur la rive gauche et circulait dans des conduites en fer.

La pierre employée est le granit de la Garde, en Lozère. On commence à le trouver à une dizaine de kilomètres du chantier et son domaine s’étend sur un rayon de plus de 15 kilomètres.
Les moellons de parement et les pierres de taille proviennent de carrières situées sur la rive gauche, les moellons ordinaires de gisements dispersés sur les deux rives.
Mais là où, sur la rive gauche, une seule paire de bœufs par diable suffit, il en faut deux sur la rive droite où seul existe un très mauvais chemin ouvert pour l’occasion.
Les moyens de l’époque restent très rudimentaires.

Les hommes et les animaux s’allient pour faire le travail des machines d’aujourd’hui. Pour le transport des matériaux, on ne disposait que de la traction animale.

Les pièces de fer destinées au viaduc de Garabit sont usinées dans les locaux de la compagnie Eiffel à Levallois Perret, transférées des ateliers à la gare la plus proche en camions hippomobiles puis acheminées jusqu’à la gare de Neussargues. Les 34 kilomètres restants sont parcourus par de lourds attelages composés de 6 à 8 chevaux. Ces pièces arrivent peintes au minium, quasiment prêtes au montage avec les trous des rivets déjà pratiqués, et accompagnées de leurs croquis cotés.